Télétravail : le "droit à la déconnexion" doit être respecté, demande Yves Veyrier, le secrétaire général de FO

Le responsable syndical alerte sur le risque de "surexploitation" des salariés, émanant des entreprises, mais aussi parfois des salariés eux-mêmes qui ne savent plus déconnecter.

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Radio France
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 Yves Veyrier secrétaire général de Force ouvrière sur franceinfo vendredi 3 juillet 2020. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

"Quand vous êtes en télétravail à domicile à 100%, avec un couvre-feu à 18 heures, ça ressemble à s'y méprendre à un confinement", a imagé lundi 1er février sur franceinfo Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, s'inquiétant de "l'impact psychologique" sur les salariés. Il sera consulté en fin d'après-midi par la ministre du Travail.

Il y a un mois, "on avait cette souplesse de pouvoir revenir [dans son entreprise, sur site] une journée par semaine" pour les salariés volontaires. "Les salariés sont preneurs de cela parce qu'il y a la question de l'impact psychologique", a rappelé Yves Veyrier alors que vendredi dernier, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un renforcement du recours effectif au télétravail.

"Parfois on se surexploite soi-même" en télétravaillant

"On a négocié un accord national interprofessionnel sur le télétravail qui prévoit justement l'obligation, la nécessité de négocier la mise en place du télétravail, y compris dans les circonstances exceptionnelles, en termes de droit à la déconnexion, a expliqué le syndicaliste. Il faut qu'on puisse faire en sorte que les salariés ne soient pas surexploités parce que travaillant à domicile, parce que parfois on se surexploite soi-même". "Il faut faire très attention à cela. Il y a des conditions qui doivent être respectées, notamment en matière de temps de travail, de moments où vous êtes contacté ou non par votre entreprise. Ce que l'on appelle le droit à la déconnexion", et qui n'est pas toujours respecté dans certaines entreprises, a déploré Yves Veyrier.

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