Maroc : les femmes-forçats de Ceuta

Les Marocaines qui vivent dans l'enclave espagnole de Ceuta sont surnommées les "femmes-mulets". Chaque jour, elles passent la frontière chargées de marchandises qu'elles vendent à des commerçants marocains pour quelques euros.

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France 2

Pour les Marocaines de Ceuta, en Espagne, chaque pas est une lutte. Celles qu'on surnomme les "femmes-mulets" doivent transporter des dizaines de kilos de l'enclave espagnole jusqu'à la frontière marocaine pour une poignée d'euros. Elles peuvent porter jusque 100 kilos et sont en colère. Le commerce frontalier est tout à fait légal, mais le chemin doit se faire à pied pour éviter les taxes.

Les femmes les plus vulnérables

Nourriture, produits, électroménagers...les colis déjà scellés sont destinés à des commerçants marocains. Les plus de 4 000 transporteuses gagnent entre 10 et 15 euros par voyage en fonction du contenu. Elles s'arrachent donc les paquets les mieux rémunérés. Le business est géré par des grossistes qui s'assurent une marge généreuse. Souvent, ce sont les femmes marocaines les plus vulnérables et dans le besoin qui se retrouvent à faire ce travail de forçat. Face aux risques, les autorités espagnoles les obligent désormais à utiliser un chariot. Mais beaucoup considèrent que l'objet ne leur facilite pas la tâche, surtout quand les roues lâchent. 

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Les Marocaines qui vivent dans l\'enclave espagnole de Ceuta sont surnommées les \"femmes-mulets\". Chaque jour, elles passent la frontière chargée de marchandises qu\'elles vendent à des commerçants marocains pour quelques euros.
Les Marocaines qui vivent dans l'enclave espagnole de Ceuta sont surnommées les "femmes-mulets". Chaque jour, elles passent la frontière chargée de marchandises qu'elles vendent à des commerçants marocains pour quelques euros. (France 2)