VIDEO. "J'ai peur que certains sortent des armes" : un policier raconte la violence lors des manifestations contre la loi Travail

Touché dans le dos par un projectile lors d'une manifestation, mi-avril, il affirme que les policiers n'ont jamais été autant pris pour cible que ces dernières semaines.

France 2

En première ligne depuis deux mois pour encadrer les manifestations contre la loi Travail, Jérôme Sibon s'inquiète des violences grandissantes. Ce CRS a été touché dans le dos par un projectile lors d'un rassemblement, le 14 avril. Alors que le syndicat de police Alliance a appelé, mercredi 4 mai, à une manifestation contre "la haine anti-flic", il témoigne.

"Je n'ai pas envie que ça monte encore d'un cran, parce que là, ça sent le drame", craint ce policier. "J'ai peur qu'il y en ait qui sortent des armes, un jour, ou qui nous tirent dessus". "On ne peut pas se protéger sans arrêt, même avec les boucliers", raconte ce CRS, pour qui certains casseurs savent profiter des "espaces libres" pour viser des policiers sans protection.

"On n’est pas des robots, mais des pères de famille"

Jérôme Sibon se dit touché par la violence de ces attaques : "On n’est pas rentré dans la police pour prendre des parpaings, des jets de projectiles, des cocktails Molotov et tout ça. On est là pour protéger la population. On est des hommes, on n’est pas des robots, mais des pères de famille".

Pour ce policier de 45 ans, une nouvelle forme de violence est apparue. "J'ai subi des violences lors des fermetures d'entreprises, mais là ils ne sont pas là pour revendiquer quoi que ce soit, mais pour taper sur du flic".

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Des CRS visés par des tirs de feu d\'artifice, le 1er mai 2016 à Paris.
Des CRS visés par des tirs de feu d'artifice, le 1er mai 2016 à Paris. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)