Loi Travail : le gouvernement autorisera les manifestations au cas par cas

Au lendemain de la 9ème journée de mobilisation contre la loi Travail, pendant laquelle l'hôpital Necker de Paris a été pris pour cible par des casseurs, le gouvernement a décidé d'encadrer plus sérieusement les autorisations de manifestations.

Trop c'est trop. C'est en somme la réaction du gouvernement et de François Hollande au lendemain de la 9ème journée de manifestation contre la loi Travail. Mardi 14 juin, lors du défilé parisien entre Place d'Italie et Place des Invalides, des débordements ont eu lieu. L'hôpital pour enfants Necker a même été sérieusement vandalisé. Le gouvernement, Manuel Valls et le président en tête, a donc décidé d'encadrer plus fermement les autorisations de manifestation.

Du cas par cas

"Le chef de l’État considère que des bornes ont été franchies hier", explique la journaliste Maryse Burgot en direct de l’Élysée. La décision du gouvernement est sans appel : il sera possible dans certains cas d'interdire les manifestations."La préfecture de police de Paris avait recommandé que la manifestation d'hier soit raccourcie", explique la journaliste. "Désormais, quand les conditions exigées, demandées par les préfectures ne seront pas là, les manifestation seront interdites", conclut-elle.

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Des manifestants contre le projet de loi Travail, jeudi 14 juin 2016 à Paris.
Des manifestants contre le projet de loi Travail, jeudi 14 juin 2016 à Paris. (ALAIN JOCARD / AFP)