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Loi Travail : heure par heure, le récit des hésitations sur la manif prévue jeudi, interdite puis autorisée

A l'arrivée, il n'y aura pas de manifestation "statique" comme le voulait la préfecture de Paris, mais un parcours très court (moins de 2 km) dans le quartier de la Bastille.

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Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez (G), et le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly (D), en conférence de presse, le 22 juin 2016, à Paris. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

Finalement, c'est oui : la manifestation du jeudi 23 juin contre la loi Travail est autorisée, mais sur un parcours restreint de moins de 2 km autour du bassin de l'Arsenal, dans le quartier de la Bastille. Le bras de fer durait depuis plusieurs jours entre les syndicats opposés au projet de loi, qui avaient déposé le trajet du défilé, et l'exécutif, qui voulait l'interdire en invoquant les débordements du 14 juin. Retour sur les annonces successives et parfois contradictoires de la journée de mercredi.

8h50 : la préfecture de police interdit la manifestation

Le communiqué tombe quelques minutes avant 9 heures : la  préfecture de police de Paris annonce l'interdiction de la manifestation contre la loi Travail que veulent organiser à Paris les sept organisations syndicales opposées au projet du gouvernement.

Le préfet de police "considère qu'il n'a pas d'autre choix que d'interdire la tenue de la manifestation" puisque les représentants des sept syndicats organisateurs de la manifestation ont refusé "catégoriquement la tenue d'un rassemblement statique" et qu'ils ont formulé ensuite des "propositions alternatives d'itinéraires" qui n'ont pu faire l'objet d'un consensus.

9h30 : CGT et FO demandent un rendez-vous en urgence à Cazeneuve

En réaction, les secrétaires généraux de la CGT et de Force ouvrière (FO), Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, demandent à être reçus "rapidement" par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Le syndicat FO le fait savoir par un communiqué publié à la suite de l'interdiction de manifestation le 23 juin.

10h30 : le ministre de l'Intérieur accepte de recevoir Martinez et Mailly

A 10h30, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, annonce qu'il recevra à 11 heures les secrétaires généraux de la CGT et de Force ouvrière (FO), Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly.

Midi : Hollande pose des conditions pour l'autorisation

A l'issue du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, rapporte à la presse la position du président de la République sur le sujet  : "Tant que les conditions ne sont pas réunies –conditions de sécurité, de protection des biens et des personnes– c'est vrai que l'autorisation [de manifester] n'est pas donnée."

12h50 : les syndicats finalement autorisés à manifester

Coup de théâtre avant 13 heures : l'autorisation est finalement accordée. "Après des discussions serrées avec le ministre de l'Intérieur [Bernard Cazeneuve], les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris sur un parcours proposé par le ministre de l'Intérieur, ainsi que l'autorisation de manifester le 28 juin selon des modalités à déterminer", annonce le dirigeant de la CGT, Philippe Martinez, en lisant un communiqué commun des sept syndicats opposés à la loi Travail réunis au siège de la CGT.

Loi Travail : après avoir été interdite, la manifestation du 23 juin de nouveau autorisée
FRANCE 2

Saluant "une victoire de la démocratie", le secrétaire général de la CGT appelle les salariés "à manifester massivement". Selon lui, "le président n'a d'autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement" pour trouver une sortie de crise. Le cortège partira de la place de Bastille, puis fera le tour du bassin de l'Arsenal, avant de retourner à Bastille, précisé Jean-Claude Mailly (FO), soit un parcours d'une longueur de 1,6 kilomètre.

14h12 : Cazeneuve avertit "qu'aucun débordement ne sera toléré"

Lors d'une déclaration à la presse, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, met en garde mercredi les participants à la manifestation contre la loi Travail finalement autorisée jeudi à Paris. Il prévient qu'"aucun débordement, aucune violence" ne seront "tolérés".

"Aucun débordement, aucune violence" ne seront "tolérés" dit Cazeneuve
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