Guyane : le bras de fer

La Guyane s'enfonce encore un peu plus dans la crise. Après l'échec des négociations lundi 3 avril, le mouvement se durcit. Certains leaders des mouvements protestataires ont appelé à la fermeture de tous les commerces.

FRANCE 2

Sur un rond-point aux abords de Kourou (Guyane) des dizaines de grévistes rassemblés en pleine nuit. Sous ces tentes, ceux-ci organisent des stocks de nourritures et de bouteilles d'eau. Ils se préparent à l'arrivée de milliers de manifestants venus de toute la Guyane ce mardi 4 avril. La mobilisation ne faiblit pas. La ville reste à l'arrêt depuis plus de deux semaines. Autour de Kourou, des barrages, pour les grévistes, pas question que l'activité reprenne. Depuis lundi, opération ville morte dans les rues de la ville. Les commerçants sont appelés à rester fermés en signe de solidarité. Mais tous n'ont pas respecté la consigne.

Le plan d'urgence de 2,5 milliards d'euros refusé par le gouvernement

"Ça pose des problèmes d'être toujours fermé. Surtout pour payer le loyer", indique l'un d'entre eux. Lundi, le gouvernement a refusé le plan d'urgence de 2,5 milliards d'euros réclamé par les manifestants. Pour faire pression, c'est au pied du centre spatial de Kourou qu'ils se sont donné rendez-vous. Les responsables du collectif ont prévenu, la fusée Ariane restera au sol tant que la Guyane ne décollera pas.

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Des membres du collectif des 500 frères font face à la police durant une manifestation à Cayenne (Guyane), le 29 mars 2017.
Des membres du collectif des 500 frères font face à la police durant une manifestation à Cayenne (Guyane), le 29 mars 2017. (JODY AMIET / AFP)