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Les "bonnets rouges" reprennent du service pour la réunification de la Bretagne

Deux rassemblements sont prévus samedi, à Nantes et à Brest, sur le thème : "De Brest à Nantes, c'est la Bretagne".

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France Télévisions
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Des Bonnets rouges manifestent à Rennes, le 22 avril 2014. (GAEL CLOAREC / CITIZENSIDE.COM)

Les "bonnets rouges" vont à nouveau donner de la voix. Après une suspension liée aux élections européennes, le collectif Vivre, décider et travailler en Bretagne a annoncé, jeudi 29 mai dans un communiqué, la relance de ses actions.

"Le printemps des 'bonnets rouges' commencera dès samedi à Nantes. Il s'étendra dans les jours qui viennent à toute la Bretagne", indique le collectif. Annoncés depuis plusieurs jours, avec comme mot d'ordre la question de la réunification de la Bretagne historique, au moins deux rassemblements sont prévus samedi, à Nantes et Brest, sur le thème : "De Brest à Nantes, c'est la Bretagne".

"L'Etat reste sourd et méprisant"

Refusant les "décisions jacobines et partisanes", le collectif "constate que certains élus, maires de grandes villes et parlementaires, veulent être plus bêtement technocratiques que les technocrates eux-mêmes", ne voyant "dans le découpage territorial qu'un bricolage administratif, au mépris des populations qui y vivent". "Nous ne voulons pas de cette France du chômage, de détresse, d'individualisme, de non-sens", indique le texte.

Le collectif rappelle sa volonté de "libération des énergies pour l'économie et l'emploi dans une Bretagne historique", incluant la Loire-Atlantique. D'autres revendications sont évoquées, dont le maintien de la gratuité des routes en Bretagne, la suppression de l'écotaxe et la fin des distorsions de concurrence et du dumping social.

"Dans une Bretagne marquée par la crise et des fermetures d'usines et d'entreprises, il y a urgence à agir. Mais l'Etat reste sourd et méprisant", assure le collectif qui demande aux Bretons "de refuser d'obéir à ceux qui veulent une Bretagne morte et une France absurde".

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