Aide à domicile : le gouvernement renonce finalement à raboter la niche fiscale pour les personnes âgées non-dépendantes

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a mis les choses au clair, mardi. 

Une auxiliaire de vie chez une personne âgée, le 29 mars 2019.
Une auxiliaire de vie chez une personne âgée, le 29 mars 2019. (MAXPPP)

Finalement, c'est non. Le gouvernement ne touchera pas à la niche fiscale pour les personnes âgées non-dépendantes. Mise au point d'Edouard Philippe lui-même, mardi 24 septembre. "J'ai demandé à la ministre du Travail de renoncer à cette mesure, a indiqué le Premier ministre devant l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement. Je veux donc rassurer les professionnels et les employeurs : ces mesures n'entreront pas en vigueur". Cette niche fiscale permet aux personnes âgées de plus de 70 ans d'embaucher une aide à domicile pour le jardin, le ménage ou les courses, sans payer de cotisation patronale.

La porte-parole du gouvernement avait pourtant assuré sur LCI, lundi, que l'exécutif voulait mettre fin à l'exonération totale de cotisations sociales. "Je le confirme tout à fait. Nous souhaitons recentrer les choses pour que les aides s'adressent aux personnes qui en ont le plus besoin", déclarait alors Sibeth N'Diaye. En clair, le gouvernement souhaitait réserver cette exonération aux seniors en perte d'autonomie, en situation de dépendance ou handicapés.

Sur Twitter, l'opposition n'avait pas manqué de critiquer ce coup de rabot. "Comme si ça n'était pas suffisant de leur rogner leurs retraites", s'est par exemple exclamé le sénateur LR Ladislas Poniatowski. Au PCF, Fabien Roussel voyait dans ce projet "un mauvais coup pour le pouvoir d'achat des personnes âgées".