La Réunion : une île asphyxiée

Les tensions et les pillages de ces derniers jours, associés à l'action des gilets jaunes, ont mis l'île de la Réunion en difficulté.

France 3

La file d'attente est interminable devant la seule station-service encore approvisionnée de Saint-Denis (La Réunion). Pour quelques litres d'essence, les automobilistes patientent dans le calme. La règle, c'est 20 euros chacun par plein. Des rideaux baissés, des commerces fermés, c'est l'autre signe visible d'une économie qui tourne au ralenti. Dans les supermarchés ouverts, des produits comme le lait manquent déjà. Face au risque de pénurie, certains habitants perdent patience. "Rien ne se passe, alors on en a marre", se plaint une habitante.

Les médicaments rationnés



L'inquiétude gagne aussi les hôpitaux, comme le CHU de Saint-Pierre. Depuis quelques jours, les médicaments pour les traitements sont rationnés. Les patients doivent donc s'adapter. Le ravitaillement inquiète aussi les professionnels du tourisme. Dans cet hôtel, les réserves alimentaires ne permettent plus d'assurer un service normal. Sur les routes de l'île, on compte encore une trentaine de points de blocage. Au septième jour de mobilisation des gilets jaunes, la vie économique de la Réunion est paralysée.

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Des \"gilets jaunes\" à Sainte-Marie sur l\'île de la Réunion, le 22 novembre 2018.
Des "gilets jaunes" à Sainte-Marie sur l'île de la Réunion, le 22 novembre 2018. (RICHARD BOUHET / AFP)