Indemnité inflation : le Sénat retoque le texte pour allouer les 100 euros au profit de mesures "mieux ciblées"

L'Assemblée nationale pourra rétablir le texte du gouvernement à l'issue de la navette parlementaire.

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L'hémicycle du sénat à Paris, le 17 novembre 2021. (QUENTIN DE GROEVE / HANS LUCAS / AFP)

Le Sénat dominé par l'opposition de droite a supprimé, mercredi 17 novembre, l'"indemnité inflation" de 100 euros du gouvernement, mesure phare du second projet de budget rectifié pour 2021, pour lui substituer un renforcement "ponctuel" de dispositifs existants jugés "mieux ciblés"

La chambre haute du Parlement a adopté par 145 voix pour, 30 contre et 168 abstentions, en première lecture, ce projet de loi de finances rectificative (PLFR) dit "de fin de gestion" ainsi modifié. L'Assemblée nationale pourra rétablir le texte du gouvernement à l'issue de la navette parlementaire.

Un vote à main levée

Annoncée par le Premier ministre en octobre, en réaction à l'envolée des prix des carburants, "l'indemnité inflation" s'élève à 100 euros et sera versée à 38 millions de Français, "salariés, indépendants, retraités, chômeurs, allocataires des minimas sociaux, étudiants boursiers, percevant moins de 2 000 euros par mois", selon le gouvernement. Son coût est estimé à 3,8 milliards d'euros.

En lieu et place, le Sénat a voté à main levée, avec les seules voix du groupe Les Républicains, une majoration exceptionnelle de 150 euros de la prime d'activité, une allocation exceptionnelle de 150 euros pour les bénéficiaires de minima sociaux et de prestations sociales, ainsi qu'une dotation supplémentaire destinée aux aides à la mobilité versées au cas par cas aux chômeurs et jeunes en parcours d'insertion.

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