"Gilets jaunes" : que risquent-ils ?

Il est difficile d'estimer l'ampleur de la mobilisation de samedi 17 novembre, organisée via les réseaux sociaux. Près de 1 500 actions sont annoncées.

Partout en France, les "gilets jaunes" se préparent pour bloquer des centres commerciaux, des axes routiers, pour la journée de blocage de samedi 17 novembre. Mais, que risquent-ils ? Pour éviter toute sanction, Barbara Guinet-Binet a déclaré son rassemblement à la préfecture d'Isère. Entre la réservation d'un service d'ordre et la distribution de laissez-passer pour le personnel de l'hôpital, elle veut montrer sa bonne volonté aux forces de l'ordre. Depuis une semaine, les membres du gouvernement haussent le ton pour rappeler les sanctions encourues.

"Je connais les conséquences"

En cas d'entraves à la circulation, les manifestants, et plus particulièrement les organisateurs, risquent deux ans de prison, 4 500 euros d'amende, une suspension de permis et le retrait de six points. Pas de quoi décourager les "gilets jaunes" de l'Isère. "Je connais les conséquences, je suis prête à les assumer, je ne serai pas toute seule à les assumer", répond Barbara Guinet-Binet. D'autre part, les organisateurs des manifestations non déclarées risquent six mois de prison et 7 500 euros d'amende. 

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Des manifestants dans les rues de Narbonne (Aude) contre la hausse des prix du carburant, le 9 novembre 2018. (IDRISS BIGOU-GILLES / HANS LUCAS / AFP)