"Gilets jaunes" : Emmanuel Macron cherche à "temporiser"

Devant le palais de l'Élysée à Paris, la journaliste Caroline Nenkov-Le Junter fait le point, après le discours d'Emmanuel Macron, mardi 27 novembre.

France 3

Le discours d'Emmanuel Macron, mardi 27 novembre, entre exigence écologiste et volonté de faire retomber la colère des "gilets jaunes", illustre une nouvelle fois la politique du "en même temps". Cette fois, c'est un exercice compliqué. "C'est une nouvelle version du Grenelle de l'environnement qu'Emmanuel Macron a présentée mardi matin, dix jours après les premiers blocages des 'gilets jaunes'. Le président de la République est obligé de montrer qu'il entend tout le monde. Discuter, mais ne pas changer de cap", explique la journaliste Caroline Nenkov-Le Junter en direct depuis l'Élysée.

Pas d'entrevue avec les "gilets jaunes"

Son discours ne comprend pas de nouvelles annonces. "Emmanuel Macron a surtout fait le discours de la méthode : réfléchir et accompagner pendant trois mois. Il cherche d'abord à temporiser, à montrer qu'il entend la colère sans pour autant changer son programme. La taxe sur le carburant sera bien en vigueur au 1er janvier prochain. En revanche, comme l'a confirmé ce matin le porte-parole du gouvernement, il n'y aura pas d'entrevue prévue entre le président de la République et les représentants des 'gilets jaunes'. Ils seront en revanche reçus dans la journée par François de Rugy", conclut Caroline Nenkov-Le Junter.

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François de Rugy est assis à la gauche d\'Emmanuel Macron, le 27 novembre 2018, lors du Conseil des ministres à l\'Elysée, à Paris.
François de Rugy est assis à la gauche d'Emmanuel Macron, le 27 novembre 2018, lors du Conseil des ministres à l'Elysée, à Paris. (IAN LANGSDON / AFP)