Un an après... le scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen

Les autorités américaines n'ont pas fait de cadeau à Volkswagen après le scandale de ses moteurs diesel. En Europe, les recours ont été plus limités, mais les ventes de voitures diesel ont baissé.

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France 3

Le 22 septembre 2015, le PDG de Volkswagen États-Unis avoue : depuis 2009, le constructeur utilise un logiciel capable de fausser le taux des émissions polluantes de ses voitures diesel. Le scandale est mondial et fait chuter de 40% l'action en Bourse du groupe. Après l'annonce, une crise de confiance s'installe chez les consommateurs. Le lendemain, le PDG du constructeur allemand démissionne. Une semaine après, le groupe confirme que onze millions de véhicules dans le monde sont concernés. Seat, Skoda, Porsche et aussi Audi sont équipés du fameux logiciel. Les conséquences sont énormes pour le groupe, qui risque des poursuites judiciaires.

Pas d'indemnisation en Europe

Le 4 janvier 2016, la justice américaine ouvre une enquête pénale à l'encontre de Volkswagen. Juin 2016, la voie commence à se dégager pour le groupe aux États-Unis. Mais le constructeur accepte de verser plus de treize milliards d'euros de dommages et intérêts pour clore les poursuites civiles. Cela ne règle toutefois pas les affaires au pénal que le constructeur négocie actuellement. Il pourrait devoir verser une somme allant jusqu’à un milliard d'euros. En Europe, aucun accord financier n'est envisagé. Volkswagen affirme que la proposition de rachat ou la modification des véhicules suffit à réparer le préjudice subi. Sans aucune indemnisation.

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