Carlos Ghosn veut poursuivre Renault aux prud'hommes pour réclamer son indemnité de départ et ses "droits à la retraite"

L'ancien patron du constructeur français a fait cette annonce au "Figaro" depuis Beyrouth, où il réside après avoir fui la justice japonaise.

Carlos Ghosn, le 8 janvier 2020, à Beyrouth (Liban). 
Carlos Ghosn, le 8 janvier 2020, à Beyrouth (Liban).  (JOSEPH EID / AFP)

Cette fois, il ne sera pas dans le box des accusés. Carlos Ghosn a annoncé son intention de poursuivre Renault aux prud'hommes, dans les pages du Figaro (article payant), dimanche 12 janvier. L'ex-patron du constructeur français, qui réside désormais à Beyrouth (Liban) après avoir fui la justice japonaise lors d'une évasion spectaculaire, conteste les conditions dans lesquelles il a quitté la direction du groupe. 

"Une farce"

"Ma démission de Renault ? C'est une farce ! affirme Carlos Ghosn. Je réclame mes droits à la retraite ainsi qu'à tous les droits qui me sont acquis." L'ex-patron estime que rien ne justifie que Renault le prive de ses droits à la retraite, d'environ 770 000 euros par an, ni de ses actions de performances attribuables au titre des années 2015 et suivantes, selon Le Figaro. Il réclame le paiement de son indemnité de départ en retraite, d'un montant de 250 000 euros. 

Le 24 janvier 2019, Carlos Ghosn a démissionné de ses fonctions de directeur du groupe au losange alors qu'il était incarcéré depuis deux mois au Japon pour des malversations financières présumées lors de l'alliance de Renault avec Nissan. "Chacun connaît les conditions dans lesquelles j'ai dû quitter Renault : j'étais emprisonné, dit-il aujourd'hui au Figaro. Mais, que je sache, il existe un droit en France, il existe une justice. La façon dont tout cela s'est déroulé à ce moment-là sera connue."