Affaire Carlos Ghosn : le PDG de Nissan peut-il espérer une libération ?

Arrêté à Tokyo (Japon) le 19 novembre, Carlos Ghosn est toujours en garde à vue. Son bras droit Greg Kelly a été libéré sous caution mardi 25 décembre. 

FRANCE 2

Sous les flashs de la presse du monde entier, Greg Kelly, le bras de droit de Carlos Ghosn quitte la prison de Tokyo (Japon) mardi 25 décembre. Il vient d'être libéré en échange d'une caution de 560 000 €, payée en espèces. En prison depuis plus d'un mois, son patron Carlos Ghosn peut-il à son tour espérer sortir ? Pas dans l'immédiat. Depuis vendredi 21 décembre, le PDG de Nissan est sous le coup d'un nouveau mandat d'arrêt. La justice nipponne le soupçonne d'avoir utilisé les comptes de l'entreprise pour couvrir des pertes sur des investissements personnels.

Guerre d'influence

Carlos Ghosn est aussi accusé de dissimulations de revenus : 38 millions d'euros entre 2010 et 2015, et 32 millions d'euros entre 2015 et 2018. Arrêté le 19 novembre, à l'arrivée de son jet privé à Tokyo, le PDG dément. Son arrestation rocambolesque cache-t-elle une guerre d'influence entre Japonais et Français ? Selon certains experts, elle intervient dans un contexte de rapports de force au sein de l'alliance Renault-Nissan. Dans cette affaire, Carlos Ghosn encourt dix ans de prison et près de 80 000 euros d'amende.

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Carlos Ghosn, le 6 octobre 2017. 
Carlos Ghosn, le 6 octobre 2017.  (ERIC PIERMONT / AFP)