Assurance obsèques : attention aux placements ruineux

Le magazine "60 Millions de consommateurs" alerte sur les contrats d'assurance obsèques, qui se révèlent souvent être des placements ruineux. Les explications du journaliste Julien Duponchel sur le plateau de France 2.

France 2

Certains contrats d'assurance obsèques peuvent coûter plus cher qu'ils ne rapportent. "Par exemple, une personne qui souscrit un contrat d'assurance obsèques à 62 ans cotisera en moyenne 5 385 €. Vingt ans plus tard, lors de son décès, sa famille ne touchera que 4 045 €, soit une perte de 1 340 €. En fait, c'est triste à dire, mais ces assurances sont intéressantes si le décès intervient rapidement après la souscription du contrat. Là, la prime versée à la famille sera plus élevée que le montant cotisé par l'assuré", indique le journaliste Julien Duponchel sur le plateau du 13 Heures.

Le coût des obsèques en forte hausse

Quelque 4,5 millions de Français ont souscrit à de tels contrats d'assurance, un chiffre en augmentation chaque année. "Leur souhait, et il est louable, est d'éviter de faire peser le prix de leurs funérailles sur leurs proches. Un coût qui ne cesse d'augmenter, +8,18% en trois ans, soit 4 000 euros en moyenne, avec de grandes disparités entre les départements", ajoute-t-il. Mais ce n'est pas tout. "Certaines assurances exigent l'exemplaire original de votre contrat pour que la famille touche l'argent, ainsi qu'une liste incalculable de documents. Mettez donc tout précieusement de côté. Veillez à vérifier les délais de versement, qui peuvent aller de 48 heures après le décès à un mois. En clair, comme pour n'importe quel contrat, regardez attentivement toutes les conditions générales avant de vous engager", conclut Julien Duponchel.

Le JT
Les autres sujets du JT
Photo prise le 30 octobre 2007 dans un magasin à Paris de différents modèles de cercueils présentés par l\'Autre rive, une société de pompes funèbres qui revendique \"une autre façon d\'aborder les obsèques\"
Photo prise le 30 octobre 2007 dans un magasin à Paris de différents modèles de cercueils présentés par l'Autre rive, une société de pompes funèbres qui revendique "une autre façon d'aborder les obsèques" (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)