Extension de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle revue : les associations demandent "un abandon pur et simple du projet"

Face à la crise sanitaire, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari, estime que le projet d'extension du terminal 4 de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle "doit être revu en profondeur". Une annonce insuffisante pour Catherine Bouvier, secrétaire générale de l’Association de défense contre les nuisances aériennes.

Les associations s\'étaient mobilisées le 9 octobre 2019 pour dénoncer le projet d\'extension du terminal 4 de Roissy-Charles-de-Gaulle. 
Les associations s'étaient mobilisées le 9 octobre 2019 pour dénoncer le projet d'extension du terminal 4 de Roissy-Charles-de-Gaulle.  (THIBAULT CHAFFOTTE / MAXPPP)
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"Ce que les associations demandent, c'est un abandon pur et simple du projet" d'extension du terminal 4 de Roissy-Charles-de-Gaulle, a dit mardi 28 juillet sur franceinfo Catherine Bouvier, secrétaire générale de l’Advocnar (Association de défense contre les nuisances aériennes). Mardi matin, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a déclaré que ce projet "doit être revu en profondeur" du fait de la crise liée au Covid-19.

Pour les associations, cette révision ne suffit pas : "Nous demandons l'arrêt de ce projet et sa suppression puisque qu’il sous-entend une augmentation du trafic incompatible avec les accords et les engagements de la France sur la COP 21", a expliqué Catherine Bouvier. Pour rappel, ce projet prévoit l'accueil à l'horizon 2030 de 40 millions de passagers en plus dans l’aéroport parisien.

Le terminal vert à Roissy, "c'est une illusion"

"Le 8 juillet, l'Autorité environnementale a rendu un avis et demande à clarifier un nombre important de questions notamment les impacts bruit-pollution sur la santé et l'impact climatique, parce que les chiffres donnés sont incohérents et minimisés", a-t-elle expliqué. "Le terminal vert ou l'avion vert tel qu'il est annoncé par Aéroport de Paris, c’est une illusion", s’est aussi insurgée Catherine Bouvier. Selon elle, "l'avion à hydrogène, on en est aux balbutiements. C’est pour 2035 (...). En plus pour fabriquer de l'hydrogène, ce n'est pas simplement une molécule chimique qu’on extrait comme ça. Il va falloir de l'énergie pour le fabriquer cet hydrogène."