Crash de la caravelle Ajaccio-Nice : vers une levée du secret-défense ?

Emmanuel Macron demande mardi 10 septembre une levée du secret-défense dans l'affaire du crash de la caravelle entre Ajaccio (Corse-du-Sud) et Nice (Alpes-Maritimes) en 1968, qui avait coûté la vie à 95 personnes. Les proches des victimes n'ont jamais cru à la thèse officielle, persuadés que l'armée française était impliquée.

France 2

51 ans de secrets et peut être bientôt la vérité. Un espoir pour les proches des 95 victimes du crash de l'Ajaccio-Nice commémoré mardi 10 septembre comme chaque année. Leurs prières viennent d'être exaucées. Leur demande de la levée du secret-défense est enfin acceptée par Emmanuel Macron. Pour Louis et Mathieu Paoli, c'est le combat de toute une vie. Ils n'ont jamais cru à la thèse officielle de l'accident, qui a coûté la vie à leurs parents. "On a plus de 100 témoins qui se sont manifestés, aussi bien militaires et civils. Il y a même un témoin qui a vu le missile rentrer dans le réacteur gauche", détaille Mathieu. Pour eux, aucun doute : un missile a percuté l'avion qui devait ramener leurs parents à Nice (Alpes-Maritimes) en 1968.

Aucun survivant

Le 11 septembre 1968, une caravelle d'Air France s'abime au large d'Antibes (Alpes-Maritimes), trois minutes avant l’atterrissage. Aucun passager n'a survécu au crash. L’enquête officielle conclut à un accident, mais les deux frères doutent déjà. Ils exhument des témoignages. Ils sont convaincus : les militaires ont tiré un missile qui a accidentellement frappé l'avion. Certains documents pourraient être déclassifiés. Les familles ne demandent aucune indemnisation, juste la vérité. 

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Des proches entrent dans le mausolée dédié aux victimes du crash en 1968 de la caravelle Ajaccio-Nice, le 11 septembre 2018.
Des proches entrent dans le mausolée dédié aux victimes du crash en 1968 de la caravelle Ajaccio-Nice, le 11 septembre 2018. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)