Crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : la demande de levée du secret-défense est une "avancée très, très importante"

Le président de l'association des familles des victimes de ce crash, qui avait fait 95 morts en 1968, salue la volonté du chef de l'État de lever le secret-défense de documents en lien avec l'événement.

Mathieu Paoli, le 28 août 2018 à Ajaccio, en Corse.
Mathieu Paoli, le 28 août 2018 à Ajaccio, en Corse. (JEAN-PIERRE BELZIT / MAXPPP)

Le président de l'association des familles des victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice (AFVCCAN), Mathieu Paoli, a qualifié, mardi 10 septembre sur franceinfo, "d'avancée très très importante" la volonté d'Emmanuel Macron de demander la levée du secret-défense dans l'enquête sur la catastrophe aérienne qui avait fait 95 morts au large de Nice (Alpes-Maritimes), le 11 septembre 1968.

Les familles des victimes n'ont jamais cru à la thèse officielle de l'accident, et sont convaincues que l'avion a été abattu par un tir de missile accidentel. "Enfin ! 51 ans de souffrance pour toutes ces familles qui attendent de connaître cette vérité – que nous connaissons d'ailleurs déjà – mais pour au moins que ce soit dit officiellement, et que ce secret-défense soit enfin levé", a réagi Mathieu Paoli.

Pour pouvoir dire 'oui, la justice reconnaît enfin ce tir de missile'.Mathieu Paolià franceinfo

Le septuagénaire, qui mène ce combat pour la vérité avec son frère Louis, a perdu ses deux parents dans cet accident. Il a eu une pensée pour les autres familles et proches des victimes, dont certains ont disparu depuis.

"Toutes ces familles qui ont disparu. Il y avait 13 enfants dans l'avion, et toutes ces mères et ces pères de famille qui sont décédés sans connaître cette vérité, c'est triste, vraiment triste", a ajouté Mathieu Paoli.

Le président de l'AFVCCAN a reçu un courrier du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, pour l'inviter prochainement à l'Élysée et rappelant la volonté du chef de l'État de faire enfin toute la lumière dans cette enquête.