VIDEO. L'accès aux sites en montagne doit-il devenir payant ?

Pendant l'été, certaines communes font payer l'accès aux sites de randonnées en installant des horodateurs sur les parkings où les marcheurs se garent. Certaines communes justifient leur choix comme un moyen de limiter la fréquentation des sites.

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Aux abords du lac de l'Oule, dans les Hautes-Pyrénées, une randonneuse vient de glisser 7,80€ dans un horodateur pour 5 heures 30 de stationnement. Pour une journée entière, cela lui en aurait coûté 10€. "C'est impossible, comment voulez-vous savoir le temps que vous allez mettre", s'interroge un marcheur. "Chez nous, en Loire-Atlantique, on ne paye pas sur les sites où l'on va", s'insurge une autre touriste. "C'est un peu dommage de payer pour se balader. Surtout que la nature est à tout le monde", poursuit un promeneur.

Stationnement sauvage

Pourtant, ils n'ont pas le choix sous peine de risquer une amende. Un agent communal, qui refuse d'être filmé, veille en permanence. Dans la vallée, le sujet fait polémique. Des militants dénoncent les motivations réelles de la commune. "Il n'y a aucune conséquence sur la faune et la flore. Le parc national ne nous a jamais alertés", lance Jean-Claude Morlais, de l'association Libres Pyrénées. Dans les Hautes-Pyrénnées, la création de cinq parkings payants a donné naissance à un phénomène de stationnement sauvage.

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Le pic du Midi de Bigorre vu depuis le col d\'Aspin, dans les Hautes-Pyrénées, le 13 août 2018.
Le pic du Midi de Bigorre vu depuis le col d'Aspin, dans les Hautes-Pyrénées, le 13 août 2018. (PHILIPPE ROY / AFP)