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Le visage de Robespierre reconstitué

Selon les scientifiques, le révolutionnaire aurait développé une sarcoïdose après avoir guéri de la variole. 

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France Télévisions
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Philippe Froesch, spécialiste de la reconstitution faciale, présente le visage reconstitué de Robespierre, le 11 octobre 2013 à Aix-en-Provence.  (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Une peau pâle et grêlée. Le visage de Maximilien de Robespierre a pu être reconstitué à partir du masque mortuaire du révolutionnaire français. Et selon les conclusions de scientifiques publiées dans la revue The Lancet (en anglais) samedi 20 décembre, cette reconstruction faciale confirme que Robespierre a souffert de variole mais permet aussi de diagnostiquer une sarcoïdose développée quatre ou cinq ans avant sa décapitation en 1794. 

Cette maladie auto-immune provoque de petites zones d'inflammation dans les tissus du corps appelées granulomes et affecte le plus souvent les poumons, la peau et les ganglions lymphatiques, mais également - dans certaines formes de la maladie - les yeux, le foie et le pancréas. Elle est souvent accompagnée par la fatigue et un sentiment général de malaise.

Ce visage reconstitué, réalisé en 3D par Philippe Froesch à partir d'un moulage effectué juste après la mort de Robespierre, révèle ainsi "des nodules, principalement sur les joues et les ailes du nez", explique le médecin légiste Philippe Charlier dans Le Figaro. "Nous savons aussi qu'il avait des saignements de nez profus pendant son sommeil, des ulcères récurrents aux jambes, son teint était olivâtre, ses yeux étaient jaunes et sa vision s'est brusquement altérée", poursuit-il. C'est donc un homme "fragilisé" et usé par la maladie qui est monté sur l'échafaud le 28 juillet 1794 à Paris.

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