VIDEO. En Polynésie, une option danse traditionnelle pour les candidats au bac

Une épreuve facultative de Ori Tahiti permet d'obtenir des points supplémentaires en vue d'une mention.

FRANCEINFO

Quelle est votre épreuve du baccalauréat aujourd'hui ? "Le Ori Tahiti", pouvaient répondre les 240 élèves de terminale des lycées tahitiens rassemblés à Papeete, en Polynésie francaise, au début du mois d'avril. Cette danse traditionnelle fait en effet partie des épreuves de sport facultatives proposées aux élèves.

Le Ori Tahiti, très technique et codifié, et centré sur d'amples mouvements du bassin, est pratiqué assidûment par des milliers de Polynésiennes. Pour le bac, cette épreuve individuelle, une chorégraphie de trois minutes devant un jury de professeurs d'éducation physique et sportive (EPS), est essentiellement passée par des candidates. Elle permet d'obtenir des points supplémentaires, en vue d'une mention.

Imprégner les élèves de la culture tahitienne

"Les élèves sont évalués sur deux grands critères : en tant qu'interprètes et en tant que chorégraphes, huit points sur chaque critère. ils vont être évalués sur leur engagement moteur, leur engagement émotionnel, mais également tous les procédés qu'ils ont utilisés pour la construction de leur chorégraphie", explique à l'AFP Cécile Gilroy, professeure d'EPS et membre du jury.

Le thème est libre, mais porte le plus souvent sur les légendes polynésiennes, les traditions, l'identité ou la langue. Cette intégration des sports traditionnels locaux, comme l'Ori Tahiti ou le va'a (pirogue de course traditionnelle), dans les épreuves du bac est essentielle pour les Tahitiens : "C'est accepter que nous, Polynésiens, nous puissions exploiter notre culture de manière à ce que nos élèves en soient aussi imprégnés", revendique Tiare Trompette, professeure dans une école de danse locale et invitée à participer au jury.

Une élève passe l\'épreuve de danse traditionnelle à Papeete, en Polynésie française, le 2 avril 2019.
Une élève passe l'épreuve de danse traditionnelle à Papeete, en Polynésie française, le 2 avril 2019. (MIKE LEYRAL / AFP)