Cet article date de plus de sept ans.

Fille d'un ouvrier et d'une mère au foyer, elle obtient 21,03 au bac

Myriam, une Française d'origine marocaine vivant à Villers-Cotterêts (Aisne), frôle le record établi l'an dernier par une lycéenne de Calais, qui avait obtenu 21,18 au baccalauréat. 

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Montage photo réalisé à partir d'une capture d'écran du site de "L'Union-L'Ardennais", le 7 juillet 2014. (L'UNION / FRANCETV INFO)

Sa plus mauvaise note est un 15/20 en sport. Myriam Bourhail, 18 ans, élève au lycée européen de Villers-Cotterêts (Aisne), a obtenu une moyenne de 21,03 sur 20 au baccalauréat dans la section scientifique. Son origine sociale ne laissait pourtant pas présager un parcours aussi brillant : Française d'origine marocaine, son père est ouvrier et sa mère femme au foyer. Seuls 20,1% des enfants d'ouvriers qualifiés, et 13% des des enfants des ouvriers non-qualifiés obtiennent le bac, contre 71,7% des enfants d'enseignants et 68,2% des enfants de cadres supérieurs, rappelle 20 minutes.  Myriam est a priori la meillleure bachelière de cette cuvée 2014. Le ministère doit encore confirmer l'information, lundi 7 juillet, après avoir fait remonter les dernières notes.

Outre sa note en sport, Myriam a obtenu 18 en histoire et 19 en philosophie et en français. Pour le reste, c'est 20 sur toute la ligne. Malgré ce succès, Myriam ne fanfaronne pas. Quand elle a découvert ses évaluations, elle a été "très surprise" explique-t-elle à France 3 Picardie. Elle a réussi à dépasser la moyenne de 20/20 grâce à ses deux options facultatives (grec et section européenne), selon Le Parisien.

Une future chirurgienne ?

"Je me dis que mon travail n'a pas été vain", explique-t-elle au journal, en remerciant les professeurs de son "très bon établissement" (public) qui l'ont "très bien préparée". Myriam assure pourtant "ne pas bosser plus que les autres", mais tirer son talent de "sa curiosité". "Je m'intéresse à tout", dit-elle.

Son père, né au Maroc, a dû se contenter d'une carrière d'ouvrier. Trois de ses frères et sœurs suivent déjà des études supérieures. "Passionnée, entre autres exploits de la science, par l'incroyable aventure du cœur artificiel", relève Le Parisien, Myriam souhaite devenir chirurgienne, ou peut-être femme politique. Elle est d'ores et déjà inscrite à la faculté de médecine.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Bac 2022

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.