Le Zimbabwe restreint la chasse au lion après la mort de Cecil

La chasse des lions, mais aussi des léopards ou des éléphants, sera désormais pratiquement interdite aux abords du parc national où vivait le lion Cecil.

Le lion Cecil dans le parc national de Hwange, au Zimbabwe, à une date indéterminée.
Le lion Cecil dans le parc national de Hwange, au Zimbabwe, à une date indéterminée. (ANDY LOVERIDGE / SIPA)

Après l'émotion causée dans le monde entier par la mort du lion Cecil, tué par un chasseur américain au Zimbabwe le 1er juillet, le pays d'Afrique de l'Est a annoncé des restrictions immédiates sur la "grande chasse", c'est-à-dire la chasse de grand gibier comme le lion, mais aussi l'éléphant ou le léopard, autour de la réserve animalière de Hwange, où vivait Cecil.

"La chasse aux lions, aux léopards et aux éléphants dans les aires bordant le parc national de Hwange est suspendue avec effet immédiat" a indiqué l'autorité des parcs nationaux zimbabwéens, sauf si le chasseur obtient une dérogation écrite des parcs nationaux, et est accompagné du personnel de la réserve.

Cecil tué en dehors de sa réserve naturelle

Le lion Cecil, un icone au Zimbabwe, a été tué le 1er juillet sur une réserve de chasse privée où, selon l'organisateur du safari, le lion s'était aventuré sans avoir été appâté. Walter Palmer, le dentiste américain accusé de l'avoir tué, a affirmé s'être aperçu qu'il s'agissait d'un spécimen protégé une fois l'animal mort, quand il s'est approché et a découvert le collier GPS.

Il est reparti avant que le scandale n'éclate, prenant des dispositions pour qu'on lui expédie son trophée, la tête de l'animal. Le Zimbabwe a réclamé vendredi l'extradition de Walter Palmer, qui reste introuvable depuis que son identité a été révélée par les autorités zimbabwéennes.