Dans l’Eure, des gendarmes en mission de surveillance après les récentes mutilations de chevaux

Afin de renforcer les moyens de surveillance et de prévention, la Gendarmerie a créé des brigades de contact équin. Leur rôle : aller à la rencontre des propriétaires de chevaux, rassurer et renforcer la surveillance.

Une unité un peu spéciale. Dans le département de l’Euro, ces gendarmes font partie de la BCE, la brigade de contact équin. Leurs missions : aller à la rencontre des propriétaires de chevaux et faire des rondes de contrôle. Mises en place après la vague d’attaques nocturnes de chevaux, ces patrouilles ont vocation à renforcer la surveillance.

"C’est devenu presque une psychose. Je ne dormais plus, j’allais voir mes chevaux plusieurs fois dans la nuit, même une fois que je les avais ramenés ici. Le moindre bruit me faisait sursauter et j’allais voir. Il y a eu une passe comme ça où c’était hyper stressant", se remémore Arnaud, qui possède cinq équidés.

Un moyen de calmer les tensions

Informer, prévenir, rassurer les propriétaires... pour ces gendarmes, il s’agit également d’apaiser les tensions. "On est allé sur des lieux où effectivement les gens étaient armés et nous disaient clairement que s’il y avait une intrusion, ils se débrouilleraient avec leurs propres moyens dont des fusils de chasse", confie Annaïg, gendarme réserviste et elle-même propriétaire de chevaux.

Quinze autres réservistes ont été engagés. Tous issus du milieu de l’équitation. Au total, pas moins de 400 signalements de mutilation sur des équidés ont été recensés depuis le printemps dernier.

16 gendarmes réservistes ont intégré cette brigade un peu spéciale.
16 gendarmes réservistes ont intégré cette brigade un peu spéciale. (FRANCE 3)