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2 628 migrants évacués d'un campement, plus grosse évacuation depuis un an

L'opération, qui a commencé au petit matin, s'est achevée peu après 20h30. 

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France Télévisions
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Un camp de migrants a été évacué à Paris, le 22 juillet 2016. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Il s'agit de la plus grosse opération menée dans la capitale depuis le début de la crise migratoire. En tout, 2 628 migrants ont été évacués vendredi 22 juillet d'un campement du nord de Paris , selon la mairie de Paris. L'opération, qui a commencé au petit matin, s'est achevée peu après 20h30. 

Bombes lacrymogènes

C'est la 26e opération de "mise à l'abri" lancée dans la capitale depuis les premières évacuations de juin 2015 par les autorités, confrontées à l'afflux de migrants. La plus grosse opération jusqu'à maintenant s'était déroulée en juin dernier aux jardins d'Eole, dans le 18e arrondissement, avec 1 855 personnes prises en charge.

Cette fois, l'évacuation du campement, entre les stations de métro Jaurès et Colonel Fabien, à cheval sur les 10 et 19e arrondissements, a débuté vers 6h30 pour s'achever peu après 20h30. Comme souvent, les chiffres se sont révélés supérieurs à ceux des recensements préalables : seules 1 400 places avaient été prévues par les autorités. Dès le petit matin, les migrants se sont pressés pour monter dans les bus. Les forces de l'ordre ont dû les contenir et les repousser, faisant usage à plusieurs reprises de leurs bombes lacrymogènes. La suite des opérations s'est déroulée dans le calme.

Installés près de France Terre d'asile

Pour les accueillir, la ville de Paris a notamment ouvert trois gymnases. Une maison de retraite désaffectée de Sarcelles (Val-d'Oise) a également été réquisitionnée pour recevoir 316 personnes. Au total, les migrants ont été répartis dans une soixantaine de centres d'hébergement en région parisienne et onze en province.

Ces dernières semaines, les réfugiés s'étaient installés sur le terre-plein central du boulevard de la Villette, progressivement recouvert de centaines de tentes et de matelas, au milieu des détritus et des flaques d'urine. A quelques mètres se trouvent des locaux de l'association France Terre d'asile, où les migrants font d'ordinaire leur première demande d'enregistrement.

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