Turquie : un Français présumé membre de l'Etat islamique arrêté à la sortie d'un salon de beauté

Selon l'agence de presse turque Dogan, il avait récemment quitté la Syrie où il combattait dans les rangs de l'EI, avec l'intention de commettre un attentat sur le sol turc. 

Un Français soupçonné d\'avoir combattu en Syrie au côté de l\'Etat islamique, arrive dans un centre de beauté d\'Izmir, en Turquie, mercredi 11 novembre 2015. 
Un Français soupçonné d'avoir combattu en Syrie au côté de l'Etat islamique, arrive dans un centre de beauté d'Izmir, en Turquie, mercredi 11 novembre 2015.  (IZMIR POLICE HEADQUARTERS / ANADOLU AGENCY / AFP)
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Franceinfo

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Un ressortissant français, présumé jihadiste, a été interpellé mercredi 11 novembre, à Izmir, en Turquie. Repéré par les services de renseignements de la police, à son arrivée en ville, il a été arrêté à la sortie d'un établissement de soins esthétiques où on venait de lui pratiquer une transplantation capillaire. Aux policiers qui l'avaient suivi, puis interpellé, le suspect a indiqué qu'il devait subir deux opérations "pour présenter mieux". 

Selon l'agence de presse turque Dogan, ce membre présumé du groupe Etat islamique (EI), identifié sous le nom de Mehdibend Saïd, a récemment quitté la Syrie où il combattait dans les rangs de l'EI avec l'intention de commettre un attentat sur le sol turc.

Des contrôles renforcés en Turquie

La police turque a multiplié les interventions dans les milieux jihadistes en Turquie depuis l'attentat-suicide qui a fait 102 morts devant la gare centrale d'Ankara le 10 octobre. Selon la justice turque, cette attaque a été commanditée par l'état-major de l'EI en Syrie.

La station balnéaire turque (sud) d'Antalya accueillera dimanche et lundi le sommet annuel des chefs d'Etat et de gouvernement des vingt pays les plus riches de la planète (G20), dont l'Américain Barack Obama et le Russe Vladimir Poutine.

La Turquie est le point d'entrée favori des nombreux jihadistes, notamment européens, qui rejoignent les rangs de l'EI en Syrie voisine. Longtemps soupçonné de complaisance envers les rebelles les plus radicaux qui combattent le régime de Damas, le régime du président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a renforcé depuis un an les contrôles pour tenter de tarir ce flot.