Violences policières : un rassemblement interdit à Paris dégénère, une enquête ouverte

Une voiture de police a été incendiée mercredi midi, en marge de la manifestation des policiers à Paris, près de la place de la République. Le parquet de Paris ouvre une enquête pour tentative d'homicide volontaire.

(Voiture de police incendiée Quai de Valmy, le 18 mai à Paris © Reuters)

Après l'incendie d'une voiture de police mercredi midi à Paris, le parquet ouvre une enquête en flagrance pour "tentative d’homicide volontaire sur dépositaire de l’autorité publique et destruction par incendie". Enquête confiée au 2e district de police judiciaire de Paris.

Vers 12h30, Quai de Valmy, une voiture de police en feu 

L'incendie de la voiture s'est produit à quelques centaines de mètres de la place de la République où un millier de policiers (7000 selon les organisateurs) manifestaient contre la "haine anti-flics". Une quinzaine d'invidus l'ont encerclée, selon la préfecture de police de Paris. Deux fonctionnaires sont sortis de la voiture à la hâte. Les vitres de la voitures ont été brisées, puis un engin incendiaire ou un fumigène a été jeté contre la lunette arrière. Le départ de feu a forcé les deux policiers à sortir du véhicule Une gardienne de la paix a été légèrement blessée, son collègue lui est indemne. Les individus qui ont incendié le véhicule ont réussi à prendre la fuite.Ils ont été pris à partie par plusieurs manifestants avant la dispersion complète

Ce mercredi matin, la préfecture de Paris a interdit une contre-manifestation du collectif "Urgence, notre police assassine". Entre 200 et 300 contre-manifestants ont tout de même tenté de rejoindre la place de la République. Ils ont été contenus par des forces de l'ordre, présentes en nombre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes.  Quatre personnes ont été interpellées, pour port d'armes prohibé ou outrage, selon la préfecture de police. 

Le récit de Louis Belenfant
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La préfecture du Rhône a aussi interdit un rassemblement "contre les violences policières" prévue devant le tribunal de grande instance de Lyon, à proximité du lieu où une intersyndicale de policiers a appelé à manifester.

Même chose pour une manifestation qui devait s'organiser à Pont-de-Buis, entre Rennes et Quimper en Bretagne, interdite par la préfecture.