Violences conjugales : le recueil de plainte chez autrui sera bientôt expérimenté, annonce Gérald Darmanin

La liste des départements concernés par l'expérimentation sera déterminée "dans les prochains jours", a précisé à l'AFP l'entourage du ministre.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, quitte le palais de l'Elysée, à Paris, le 15 septembre 2021. (THOMAS COEX / AFP)

Le ministère de l'Intérieur va tester un dispositif qui permettra aux forces de l'ordre de recueillir chez autrui la plainte de victimes de violences conjugales ne souhaitant pas se rendre dans un commissariat, a annoncé Gérald Darmanin mardi 12 octobre. "Nous allons lancer avec [Marlène Schiappa], à partir de la fin de l'année, une expérimentation qui permettra dans certains départements que les policiers et gendarmes se déplacent" pour recueillir des plaintes, a précisé le ministre de l'Intérieur devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.

"Si vous êtes une femme violentée et que vous avez choisi d'être chez votre assistante sociale, votre amie, votre maman, à la mairie et que vous avez peur du commissariat (l'accueil qu'on peut vous apporter, le regard des autres, la difficulté de rentrer dans un commissariat, ce n'est jamais évident)", alors les forces de l'ordre pourront se déplacer, a-t-il poursuivi. La liste des départements concernés par l'expérimentation sera déterminée "dans les prochains jours", a précisé à l'AFP l'entourage du ministre. Le dépôt de plainte à l'hôpital, mis en place dans le cadre du Grenelle des violences conjugales, est déjà expérimenté et doit être prochainement étendu à l'ensemble du territoire français.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Violences faites aux femmes

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.