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Une pétition de féministes demande au Premier ministre de mettre fin aux fonctions de Gérald Darmanin

Le ministre des Comptes publics est visé par une enquête préliminaire après une accusation de viol, qu'il conteste. Des militants pointent une différence de traitement avec Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, "immédiatement pousssés vers la sortie".

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 Gérald Darmanin et Edouard Philippe, à la sortie de l'Elysée, le 13 décembre 2017.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Des signatures pour l'éviction de Gérald Darmanin. Des féministes ont lancé, dimanche 28 janvier, une pétition demandant au Premier ministre, Edouard Philippe, de démettre de ses fonctions le ministre des Comptes publics, visé par une enquête préliminaire après une accusation de viol qu'il conteste"Monsieur le Premier ministre, quand un ministre est mis en cause pour viol, il ne peut pas rester au gouvernement", écrivent quatre militants féministes (Madeline Da Silva, Elliot Lepers, Clara Gonzales et Marie Cervetti) dans une pétition lancée dans l'après-midi.

Ils font valoir que Richard Ferrand, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard ont été "immédiatement poussés vers la sortie" lorsqu'ils ont été soupçonnés, pour le premier, de favoritisme dans une affaire immobilière, et pour les trois autres, d'avoir eu des emplois fictifs au MoDem. Cette fois, dès l'annonce de la réouverture de l'enquête samedi, Matignon a fait savoir à l'AFP que le ministre conservait "toute la confiance" d'Edouard Philippe.

"Une question de cohérence"

"Être visé par une enquête préliminaire pour un crime sexuel serait donc moins grave ?" demandent les auteurs de la pétition. "Nous, on pense que le gouvernement doit montrer l'exemple. La question qu'on pose à M. Edouard Philippe, c'est : 'Est-ce qu'un viol est un crime qui lui parait moins grave que des malversations immobilières ou des emplois fictifs, et donc il y a deux poids deux mesures ?'", explique Elliott Lepers à franceinfo. Le militant féministe et directeur exécutif de l'ONG Le Mouvement souligne que c'est "une question de cohérence"

Les quatre militants rappellent que le gouvernement veut "faire de la lutte contre les violences la priorité de son quinquennat". "Comment y parvenir si un de leurs ministres est accusé de viol ?", s'interrogent-ils. Madeline Da Silva, Elliot Lepers, Clara Gonzales et Marie Cervetti demandent donc "à Edouard Philippe de mettre fin aux fonctions de Gérald Darmanin pour que la justice et le gouvernement puissent faire sereinement leur travail."

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