Jeux vidéo : le calvaire des filles qui jouent en réseau

Une fille qui joue à des jeux vidéo en réseau subit de nombreuses réflexions sexistes, agressions verbales et insultes. Les joueuses en réseau sont beaucoup moins considérées que les joueurs.

FRANCEINFO

"Je peux avoir ton Snap ? Tu joues en réseau juste pour pouvoir coucher ?" Et c’est souvent bien plus trash. Tous les jours, une fille qui joue à des jeux vidéo en réseau subit des menaces de viols, des réflexions sexistes ou encore des insultes. "On a l'habitude. On les ignore et on passe à autre chose. Mais ce n'est pas normal", témoigne une joueuse qui utilise la plateforme Twitch depuis trois ans et demi. Cette dernière se filme en direct et communique par tchat avec des utilisateurs qui la suivent.

Presqu'une joueuse sur deux

Sur Twitch, le sexisme est courant, selon plusieurs études, dont celle de l'université de l'Indiana (États-Unis). Les joueurs essaient peut-être de faire sentir aux joueuses qu'elles n'ont pas leur place. Pourtant, les femmes jouent autant que les hommes. Aux États-Unis comme en France, en 2015, on comptait 56% de joueurs et 44% de joueuses. Twitch a réagi depuis la publication de l'enquête de l'université de l'Indiana. Désormais, les modérateurs ont des outils pour autoriser ou bloquer certains propos. Mais les mentalités doivent aussi évoluer.

Retrouvez les vidéos de Linh-Lan Dao sur sa chaîne YouTube.

Un stand de présentation de Twitch, le 13 août 2014 à Cologne (Allemagne).
Un stand de présentation de Twitch, le 13 août 2014 à Cologne (Allemagne). (RALPH GOLDMANN / PICTURE ALLIANCE / AFP)