Il y a 28 ans, un « féminicide politique » bouleversait le Canada

Une députée québécoise a qualifié de « féminicide politique » le massacre, il y a 28 ans, de quatorze étudiantes de l’École polytechnique de Montréal. Elle en a profité pour rappeler que le combat contre les violences faites aux femmes continue.

« Des milliers de femmes, comme moi, se réveillent depuis 28 ans le 6 décembre au matin avec un goût amer à la bouche. » Manon Massé, députée québécoise, tenait a commémorer la tragédie dont ont été victimes quatorze étudiantes de l’École polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Un jeune homme les avait assassiné… parce qu’elles étaient des femmes. 


Le tueur, Marc Lépine, avait expliqué son geste dans une lettre : « J'ai décidé d'envoyer Ad Patres les féministes qui m'ont toujours gâché la vie. »

« On a encore beaucoup de travail à faire »

La députée a souhaité rappeler « que cette main qui a tué, assassiné ces quatorze jeunes femmes, en voulait aux féministes, en voulait à l’égalité. » Elle a donc profité de son discours pour rappeler que le combat contre les violences envers les femmes n’est toujours pas gagné, et qu’il doit continuer : « Je me dis qu’on a encore beaucoup de travail à faire et dieu merci on va continuer à le faire parce qu’il y a des gens qui sont sur le terrain, qui au jour le jour se lèvent pour que plus jamais ça ne se reproduise. »

Il y a 28 ans, un « féminicide politique » bouleversait le Canada
Il y a 28 ans, un « féminicide politique » bouleversait le Canada (BRUT)