Féminicides : Marlène Schiappa annonce la tenue d'un "Grenelle des violences conjugales" en septembre

Ce rendez-vous réunira les les ministres concernés, les acteurs de terrain, les services publics, les associations et les familles de victimes, a affirmé la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes dans un entretien au "JDD".

Marlène Schiappa, le 18 juin 2019, à l\'Assemblée nationale. 
Marlène Schiappa, le 18 juin 2019, à l'Assemblée nationale.  (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le gouvernement lancera en septembre à Matignon un "Grenelle des violences conjugales", a annoncé, dimanche 7 juillet, la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes dans un entretien au Journal du dimanche. Une annonce faite au lendemain d'une marche parisienne pour réclamer des mesures face aux féminicides, au nombre de 74 depuis le début de l'année en France

Nous lançons autour du Grenelle une mobilisation nationale avec une grande consultation citoyenne et une campagne pour interpeller toute la société.Marlène Schiappaau JDD

Ce "Grenelle contre les violences conjugales", sera introduit par le Premier ministre, Edouard Philippe, "et réunira les ministres concernés, acteurs de terrain, services publics, associations, familles de victimes", indique Marlène Schiappa, précisant que "Brigitte Macron [la Première dame] s'engagera" personnellement dans ce dossier. Le Grenelle s'ouvrira le 3 septembre, "le 3/9/19, en écho au numéro 3919", la ligne téléphonique consacrée aux femmes victimes de violences, explique la ministre.

Le Grenelle doit permettre de "construire des mesures encore plus efficaces, au plus près du terrain". "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'Etat pour avancer. Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'Etat.

Emmanuel Macron a lui-même reconnu samedi soir que la République n'avait "pas su (...) protéger" les femmes assassinées par leur conjoints ou anciens compagnons, dans un message sur Facebook égrenant les prénoms d'une cinquantaine de femmes. "La violence qui vous a coûté la vie nous écœure, nous révolte", a-t-il écrit.