Besançon : l’homme accusé d’avoir traîné son ex-femme agrippée au rétroviseur de sa voiture reste en détention en attendant son procès le 25 octobre

Le couple est en instance de divorce et l'homme, déjà condamné en 2018 pour violences sur sa femme, avait interdiction d'entrer en contact avec elle. 

Audience au tribunal de grande instance de Besançon dans le Doubs (photo d\'illustration).
Audience au tribunal de grande instance de Besançon dans le Doubs (photo d'illustration). (SAMUEL COULON / MAXPPP)

Le conducteur de 40 ans qui devait être jugé ce lundi 23 septembre en comparution immédiate pour avoir traîné vendredi son ex-femme sur plusieurs mètres, agrippée au rétroviseur de sa voiture à Besançon, a demandé un délai pour préparer sa défense et restera en détention en attendant son procès le 25 octobre, rapporte France Bleu Besançon. Pour le parquet, "il faut éviter le risque de récidive et le risque de pressions sur la victime comme sur les témoins de la scène".

L’homme est accusé d’avoir traîné son ex-femme sur une dizaine de mètres, vers 7h45 vendredi, devant le collège Stendhal à Besançon. La victime de 38 ans tentait d’empêcher son ancien mari d’emmener leur fille de 13 ans, qu’elle-même venait de déposer au collège. Elle a été blessée au pied et au cuir chevelu. Elle s’est vu prescrire un arrêt de travail de trois jours.

L'ex-mari avait déjà été condamné pour violences conjugales en 2018

Son ex-mari avait déjà été condamné le 21 décembre 2018 pour violences conjugales, avec une interdiction d’entrer en contact avec son ex-femme. Il n'avait pas de droit de garde depuis la séparation du couple qui est en instance de divorce. La mère de famille a donc la garde de leurs deux filles de 7 et 13 ans. Elle avait de nouveau porté plainte contre lui pour "harcèlement" et "insulte" le 4 septembre dernier.

Un homme "manipulateur", selon le parquet

Le quadragénaire a été incarcéré à la maison d'arrêt de Besançon, mais la présidente du tribunal a demandé un transfert rapide dans une autre prison puisque cet homme, de nationalité kosovare, a été interprète pour le tribunal jusqu’à sa condamnation en 2018. Il a indiqué qu’il était à l’isolement à la maison d’arrêt de Besançon et qu’il connaissait des personnes dans toutes les prisons de la région. Ce mari est "dans toute la puissance, il est intelligent et manipulateur, a relevé la procureure. Pour preuve, il dit dans sa déposition que sa femme s'est jetée sur la voiture, ce qu'infirment de nombreux témoins".