Vidéo "Islamo-gauchisme" : le gouvernement "a raison" de réclamer une enquête à l'université, estime Jordan Bardella

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"Il y a dans notre pays toute une matrice intellectuelle où se diffuse la haine de la France", affirme sur franceinfo le vice-président du Rassemblement national.

Le gouvernement "a raison" de demander une enquête sur l'"islamo-gauchisme" dans lequel "baignent toute une partie de l'université française" et "toute une partie de la gauche", a réagi mardi 23 février sur franceinfo Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national, député européen.

"Faire une enquête n'est pas une atteinte à la liberté, on a encore le droit de mettre en place des enquêtes dans notre pays sur des sujets aussi graves", a-t-il souligné, alors que le président de Sorbonne Université, Jean Chambaz, a accusé le gouvernement de "draguer des secteurs de l'opinion publique dans des endroits assez nauséabonds."

"Culpabilisation permanente"

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, est empêtrée dans cette polémique après avoir demandé au CNRS une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université. Plus de 600 enseignants et chercheurs ont réclamé sa démission samedi, dans une tribune publiée par le journal Le Monde.

Mais pour Jordan Bardella, l'élection de Maryam Pougetoux, qui porte le voile, à la présidence de l'Unef (Union nationale des étudiants de France, syndicat classé à gauche) à Paris 4, en 2018, est un exemple d'"'islamo-gauchisme". "Quand Sciences Po organise un 'hijab day', c'est de l'islamo-gauchisme. Lorsque l'université de Paris 8 organise des camps d'été interdits aux blancs c'est de l'islamo-gauchisme", a poursuivi le vice-président du RN.

"Il y a dans notre pays toute une matrice intellectuelle où se diffuse la haine de la France, qui vise à se complaire avec l'idéologie islamiste et à être dans une logique de culpabilisation permanente des majorités où il faut désigner des coupables", a regretté Jordan Bardella.

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