"Islamo-gauchisme" : Frédérique Vidal veut "une approche rationnelle et scientifique du sujet"

Dans "Le Journal du dimanche", la ministre de l'Enseignement supérieur redit son intention de demander une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université.

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France Télévisions
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La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal à l'Elysée, le 7 juillet 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Il y aura bien une enquête". La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a indiqué, dans un entretien au Journal du dimanche (article réservé aux abonnés), souhaiter "qu'on relève le débat" alors qu'elle se trouve empêtrée dans une polémique après avoir demandé une enquête sur "l'islamo-gauchisme" à l'université.

"Nous avons besoin d'un état des lieux sur ce qui se fait en recherche en France sur ces sujets", a indiqué Frédérique Vidal, dimanche 21 février, assurant vouloir une enquête "au sens sociologique du terme". "Je veux une approche rationnelle et scientifique du sujet. Il faut quantifier les choses, sortir du ressenti et du présupposé", avance-t-elle.

Sa démission demandée par 600 universitaires

La ministre s'est retrouvée prise dans une polémique après avoir dénoncé, le 14 février, "l'islamo-gauchisme" qui, selon elle, "gangrène la société dans son ensemble", avant de demander mardi au CNRS "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le monde académique, au point que 600 universitaires (enseignants, chercheurs...) ont réclamé sa démission dans une tribune publiée par Le Monde.

Récusant vouloir mettre en place une "police de la pensée", Frédérique Vidal assure au contraire vouloir "déconstruire l'idée qu'il y aurait une pensée unique sur certains sujets et (...) protéger le pluralisme des idées à l'université". "Je suis universitaire. J'ai toujours défendu la liberté académique et les chercheurs", assure-t-elle.

Le CNRS avait accepté mardi de participer à l'étude demandée par la ministre sur "l'islamo-gauchisme", regrettant cependant "une polémique emblématique d'une instrumentalisation de la science" et un "slogan politique [qui] ne correspondait à aucune réalité scientifique".

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