Cet article date de plus d'un an.

Vidéo Faute de dons, le domaine des Douages est en danger

Publié
Durée de la vidéo : 6 min
À Chantenay-Saint-Imbert, Dominique Mauer s’occupe de 850 animaux qu’elle a sauvés. Porté depuis 15 ans par des dons privés, son domaine est aujourd’hui menacé par manque de moyens financiers.
VIDEO. Faute de dons, le domaine des Douages est en danger À Chantenay-Saint-Imbert, Dominique Mauer s’occupe de 850 animaux qu’elle a sauvés. Porté depuis 15 ans par des dons privés, son domaine est aujourd’hui menacé par manque de moyens financiers. (Brut.)
Article rédigé par Brut.
France Télévisions
À Chantenay-Saint-Imbert, Dominique Mauer s’occupe de 850 animaux qu’elle a sauvés. Porté depuis 15 ans par des dons privés, son domaine est aujourd’hui menacé faute de moyens financiers.

Qu’ils sortent des laboratoires, de l’élevage, ils logent tous à la même enseigne. “Un animal qui pose le pied ici y termine sa vie”. Voici le domaine des Douages, dans le département de la Nièvre. Dans ce domaine spécialement réservé aux animaux de ferme, Dominique Mauer, la gérante des lieux et un employé gèrent le site et les 850 animaux. Même si “chaque jour est une nouvelle aventure”, selon Dominique Mauer, le lieu demande beaucoup d’entretien et d'argent. 

Un domaine non soutenu par le gouvernement

Quand Dominique Mauer accueille un nouvel arrivant, elle ne demande aucun frais d’adoption. Depuis 15 ans, le domaine est porté par des privés grâce aux dons. “Le souci, c'est que le don, c'est très aléatoire. Mes animaux, ils ont toujours les mêmes besoins. 2000 € de frais vétérinaires par mois, 2000€ d'aliments du fourrage, 2000 €, et puis tout le reste donc 10 000 ou 12 000 € par mois”. Récemment, Dominique Mauer avait réalisé une demande pour le plan France Relance. Mais elle n’a rien pu percevoir car ses animaux ne sont pas reproduits. “On pourrait sauver encore plus d'animaux si on avait les fonds. On est en train de commencer à lancer une procédure pour demander à ce que les animaux de ferme puissent changer de statut”. 

C’est après avoir travaillé avec un éleveur anglais durant huit ans, qu’elle décide de racheter la propriété et les animaux qu’il y avait à l’intérieur, destinés à l'abattoir. Mais depuis, Dominique Mauer se sent fatiguée physiquement mais aussi psychologiquement, se demandant pendant combien de temps son domaine sera encore financé. “Il y a des possibilités incroyables, un lieu de vie magnifique. Il y a vraiment tout pour que ces animaux puissent être heureux. Il y a juste besoin d'un peu de fonds”, confie-t-elle.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.