Leonarda va-t-elle revenir en France ?

La jeune fille a confié son souhait de revenir en France à un journaliste de France 2, mais a tenu des propos contradictoires auprès du "Figaro".

Leonarda Dibrani, la collégienne de 15 ans expulsée au Kosovo, à Mitrovica (Kosovo), le 20 octobre 2013.
Leonarda Dibrani, la collégienne de 15 ans expulsée au Kosovo, à Mitrovica (Kosovo), le 20 octobre 2013. (ARMEND NIMANI / AFP)

Et si Leonarda répondait favorablement à la proposition de François Hollande ? La collégienne de 15 ans expulsée au Kosovo a fait des déclarations contradictoires à plusieurs journalistes, mardi 22 octobre. Francetv info fait le point sur la situation.

"J'ai bien réfléchi, je veux revenir"

Dans une interview téléphonique diffusée mardi par Canal+, Leonarda a fait part de son hésitation : "J'hésite à rentrer ou pas""depuis la première fois, j'hésitais, mais je le cachais", a confié l'adolescente. Rentrer seule ? "J'aimerais bien, mais j'hésite."

Contactée par téléphone par Hugo Clément, envoyé spécial de France 2 à Mitrovica (Kosovo), Leonarda s'est faite plus précise : "J'ai bien réfléchi, je veux revenir", lui a-t-elle confié, ajoutant qu'elle ne savait pas comment convaincre son père.

"Avec ma famille c'est oui, sans ma famille, c'est non"

Contacté par Le Figaro, le père de famille s'indigne des propos de sa fille relayés par les médias. "C'est pas possible", tranche-t-il.

Leonarda, elle, semble se rétracter. "C'est pas vrai”. “Je n'ai pas changé d'avis : avec ma famille, c'est oui, sans ma famille, c'est non", déclare-t-elle, selon le quotidien. Une position conforme à sa première réaction à la suite de l'intervention présidentielle de samedi. 

Un contexte familial qui complique la décision

Le contexte familial n'est semble-t-il pas étranger aux atermoiements de la jeune fille. Leonarda éprouve en effet des difficultés pour évoquer ce sujet avec sa famille.

Dans le flou, Leonarda n'a aucune idée de la manière dont pourrait se passer un éventuel retour en France. Toujours sur Twitter, Hugo Clément explique qu'elle "espère un coup de fil des autorités françaises".