Burkini dans les piscines de Grenoble : ce n'est pas un "simple vêtement, c'est un symbole politique", estime Laurent Wauquiez

En autorisant le port du burkini dans les piscines municipales de Grenoble, le maire Eric Piolle "fait le choix du communautarisme", a jugé le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes mardi sur France Bleu Isère.

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Radio France
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Laurent Wauquiez à Lyon, le 18 mars 2022. (MAXIME JEGAT / MAXPPP)

"Le burkini n'est pas un simple vêtement, c'est un symbole politique", a déclaré mardi 17 mai Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, sur France Bleu Isère, au lendemain de l'autorisation par le conseil municipal de Grenoble du port du burkini dans les piscines municipales. Conséquence de cette décision : la région coupera toutes les subventions attribuées à la ville de Grenoble.

"Je ne veux pas continuer à collaborer comme si de rien n’était avec un maire qui, pour moi, piétine les valeurs de l’égalité homme/femme et la conception que je me fais de notre pays", affirme Laurent Wauquiez, qui précise qu'il "continuera à aider" les associations et "les habitants de Grenoble" qui sont "en majorité contre cette décision", selon lui. "Ce qu'a fait voter le maire est quelque chose de grave", insiste le président de région, qui pense que "si on laisse faire des choses comme ça, la réalité c'est qu'on est complice".

Laurent Wauquiez estime que le maire EELV de Grenoble, Éric Piolle, "fait le choix du communautarisme" et "pactise avec l'extrémisme islamiste". Selon lui, ceux qui revendiquent le droit à porter le burkini ne sont pas "des gens qui sont naïfs", mais des gens "qui portent les revendications de l'islamisme". Hier, sur franceinfo, Éric Piolle a justifié un "choix de simplicité" : "On doit juste permettre aux femmes de se vêtir ou se dévêtir comme elles le souhaitent", a déclaré le maire de Grenoble.

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