Pédocriminalité dans l’Église : six premières victimes ont été indemnisées

D’autres indemnisations devraient survenir au cours de cet été. Si les montants sont confidentiels, la somme maximale a été plafonnée à 60 000 euros.

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Radio France
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Marie Derain de Vaucresson, présidente de l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), le 24 février 2022.   (ALAIN JOCARD / AFP)

Mis en place après la publication du rapport Sauvé sur l'ampleur de la pédocriminalité dans l'Eglise depuis 1950, le fonds "Selam" ("Fonds de solidarité et de lutte contre les agressions sexuelles sur mineurs) vient de verser une indemnisation à six premières victimes, a appris dimanche 10 juillet franceinfo auprès de l'Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation (Inirr), confirmant une information du Journal du Dimanche. D’autres indemnisations seront effectuées dans le courant de l’été. Fin mai, 736 victimes s'étaient adressées à l’Inirr.

La structure a établi plusieurs paliers d'indemnisation, en fonction de la gravité des cas, selon trois axes, qui vont chacun de 1 à 10. La première échelle évalue la gravité des faits de violences sexuelles, la deuxième mesure la gravité des "manquements" de l'Eglise, la troisième évalue "la gravité des conséquences sur la santé" (physique, mentale et sociale).

Les montants versés à ces six personnes demeurent confidentiels mais la somme maximale prévue s'élève à 60 000 euros. À ce jour, le fonds Selam dispose d’une enveloppe de 20 millions d’euros provenant de l’Église, de certains évêques et de donateurs.

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