Église : vers une enquête des parlementaires ?

Des catholiques issus d’horizons différents réclament une commission d’enquête parlementaire afin de faire toute la transparence sur les crimes de pédophilie.

France 2

L’appel émane de personnalités catholiques engagées parmi lesquelles deux ex-ministres de la Santé : Roselyne Bachelot et Laurence Rossignol. Ils appellent à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’église de France. L’idée n’est pas de se substituer à la justice, expliquent-ils, mais de faire toute la transparence sur ces crimes et leur dissimulation qui constituent selon eux "une grave atteinte à l’ordre public".

Un besoin de transparence

"On voit que des scandales surgissent de semaine en semaine. Il faut à un moment essayer de purger l’abcès. C’est pour cela qu’on a besoin de transparence et de lumière. La commission parlementaire est un excellent moyen d’action", indique Christine Pedotti, direction de la rédaction Témoignage chrétien et signataire de l’appel. Dans d’autres pays déjà, de vastes enquêtes ont permis de mesurer l’ampleur de ces abus sexuels : en Irlande, en Australie, en Allemagne ou bien encore en Pennsylvanie (États-Unis). En France, les prêtres dénoncent un climat de suspicion pesant au quotidien.

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Comme de nombreux autres édifices religieux, l\'église romane de la Celle-Guenand (Indre-et-Loire), ici photographiée le 26 août 2018, est en piteux état. La porte principale de cette église du XIIème siècle ne tient plus, et est fermée depuis 2004. Le montant des travaux a été estimé à 1,7 million d\'euros par la Direction régionale des affaires culturelles. La toiture doit notamment être restaurée.
Comme de nombreux autres édifices religieux, l'église romane de la Celle-Guenand (Indre-et-Loire), ici photographiée le 26 août 2018, est en piteux état. La porte principale de cette église du XIIème siècle ne tient plus, et est fermée depuis 2004. Le montant des travaux a été estimé à 1,7 million d'euros par la Direction régionale des affaires culturelles. La toiture doit notamment être restaurée. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)