Cet article date de plus de six ans.

Meurtre d'une octogénaire juive à Paris : "La communauté juive reste une cible privilégiée"

Pour Joël Mergui, le meurtre d'une octogénaire de confession juive à Paris "confirme le changement de mode opératoire de ceux qui menacent les Français, les Juifs français", a réagi lundi sur franceinfo le président du Consistoire israélite de France.

Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Joël Mergui, le président du Consistoire israélite de France, à Paris le 9 janvier 2017. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

"Les attentats islamistes qui frappent partout les Français, ne doivent pas nous faire oublier que la communauté juive reste une cible latente, privilégiée et que tous ceux qui haïssent les valeurs de la République haïssent également les Juifs", a déclaré lundi 26 mars sur franceinfo, Joël Mergui, président du Consistoire israélite de France. Vendredi, le corps d'une octogénaire de confession juive a été retrouvé dans l'incendie de son appartement du XIe arrondissement de Paris. Une enquête pour meurtre a été ouverte. Le corps de la vieille dame a été retrouvé en partie brûlé, lardé de coups de couteau. La justice a décidé lundi de retenir le caractère antisémite de cette affaire.

Le changement de "mode opératoire"

Selon Joël Mergui, "Ce nouvel acte antisémite confirme le changement de mode opératoire de ceux qui menacent les Français, les Juifs français, qui désormais - un an après l'assassinat de Sarah Halimi [une femme juive de 65 ans tuée en avril dernier, rouée de coups] - s'attaquent à des vieilles personnes dans leur domicile, c'est effectivement un moment grave."

Concernant le caractère antisémite retenu par la justice, le président du Consistoire explique ne pas avoir toutes les précisions avant d'ajouter. "On a un tableau qui est malheureusement connu, d'une femme juive, connue dans son immeuble pour être juive et je pense que les propos proférés pendant l'assassinat évoquent cet élément, explique Joël Mergui. Le procureur et la justice - qui a mis près d'un an à qualifier d'antisémite l'assassinat de Sarah Halimi - aujourd'hui si elle retient ce caractère, c'est qu'elle a des éléments suffisamment probants et je pense que c'est, entre guillemets, très inquiétant pour nous et rassurant pour la justice de notre pays".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.