Education : une école musulmane non déclarée fermée en Seine-Saint-Denis

Des écoles hors contrat, parfois lieu de prosélytisme, vont faire l’objet d’un encadrement renforcé. Emmanuel Macron cible aussi l’instruction à domicile et les écoles clandestines. Illustration en Seine-Saint-Denis.

Franceinfo

C'était une école clandestine, non déclarée, totalement illégale. À Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), 43 enfants, âgés de 3 à 6 ans, étaient scolarisés dans le plus grand secret. Fermée en janvier dernier, cette école, voisine d'une mosquée était officiellement une association, dispensant des cours d'apprentissage de l'Islam. En réalité, les enfants y étaient scolarisés quatre jours par semaine. En caméra cachée, les riverains témoignent anonymement : "Tous les matins, jusqu'à l'après-midi vers les 16 heures. C'était toute la semaine. Ça se voyait, les gosses jouaient dans la cour."

Six écoles fermées en deux ans

En janvier, un contrôle de la préfecture démasque l'établissement. L'école est soupçonnée d'enseigner une vision fondamentaliste de l'école, s'appuyant sur un livre interdit en 2019 pour propos susceptibles d'inciter à la haine. Les enfants étaient officiellement scolarisés à la maison. "Personne ne pouvait savoir, sauf les services de l'état qui ont fait une enquête, qu'en fait ces enfants au lieu d'avoir un enseignement à domicile, tous les matins étaient emmenés par leurs parents dans un lieu qu'ils appelaient école et où ils avaient un programme qui n'avait rien à voir avec le programme de l'Éducation nationale", explique Bruno Beschizza, maire d'Aulnay-sous-Bois. Une école catholique traditionaliste a aussi été fermée en 2017 dans le Cher. En deux ans, près de six établissements clandestins ou hors contrat auraient été fermés. Dix seraient sous surveillance.

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