Réactions indignées autour de l'affaire du bébé rom de Champlan

Malgré le démenti du maire de Champlan, qui nie avoir refusé l'inhumation d'un bébé rom sur sa commune, les réactions indignées sont nombreuses et unanimes. Le Premier ministre Manuel Valls a ainsi dénoncé ce qu'il considère comme une "injure à ce qu'est la France".

(Manuel Valls a dénoncé une "injure à ce qu'est la France". © Maxppp)

Manuel Valls a dénoncé ce dimanche le refus d'inhumation d'un bébé rom dans le cimetière de Champlan, dans l'Essonne -dont le maire nie avoir pris la décision-, y voyant "une injure à ce qu'est la France ". "Refuser la sépulture à un enfant en raison de son origine: une injure à sa mémoire, une injure à ce qu'est la France" , écrit le Premier ministre sur son compte Twitter.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’est dit lui "boulevers é" et  "stupéfait " par les premiers éléments de cette affaire. Il décidera s’il se saisit du dossier après avoir pris connaissance de l’ensemble des positions. Jacques Toubon a souligné sur France Inter que "la question des discriminations devant la mort " a déjà été prise en compte par le Défenseur ces dernières années.

"La question de la discrimination devant la mort est prise en compte depuis 2012" : Jacques Toubon, Défenseur des droits
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Samedi déjà, nombre d'élus avaient déjà fait part de leur "honte " et la secrétaire d'État à la Famille, Laurence Rossignol, avait jugé sur Twitter qu'on infligeait une "inhumaine humiliation " à la famille rom en lui refusant une "sépulture ".

"La souffrance des parents à la suite de la mort d'un enfant, c'est universel et c'est sacré" (Laurence Rossignol)
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Plusieurs partis politiques, à l'image du PCF, du MoDem ou du Parti radical, ont également dénoncé cette situation. "Jusqu'où ira la stigmatisation anti-Roms ?", s'est ainsi interrogé Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe radical de l'Assemblée nationale.

Ce dimanche, le maire de Champlan Christian Leclerc (divers droite) a nié avoir refusé l'inhumation de la petite Maria Francesca, dénonçant une "mauvaise interprétation".