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Que vont devenir les évacués du camp rom d'Evry ?

La police a évacué 72 personnes d'un campement de Roms lundi matin tôt à Evry, dans l'Essonne. La décision a été prise par arrêté municipal, dans cette ville dirigée jusqu'en juin dernier par Manuel Valls, l'actuel ministre de l'Intérieur. Décision prise, avant même que la justice ne se prononce, elle devrait le faire demain.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Nathanaël Charbonnier Radio France)

Les forces de l'ordre ont démantelé ce camp dans lequel se trouvait une
vingtaine d'enfants. Les associations s'insurgent de l'urgence de cet arrêté d'expulsion,
à la veille d'un rendez-vous au tribunal de grande instance d'Evry pour un référé.

Sur France Info,
Francis Chouat le maire d'Evry a déclaré avoir "pris ses responsabilités" .
Selon lui les habitants du campement n'étaient pas en sécurité dans ces cabanes
en surplomb des voies du RER D. Depuis fin
mai, la population du camp était passée "de 10 à 70, voire 80 personnes" ,
a expliqué Francis Chouat. La question désormais est de savoir où vont aller
ces familles.

Les évacués
attendent devant la mairie d'Evry

Le maire a "pris
soin dans l'arrêté d'évacuation de faire en sorte qu'il y ait des propositions d'hébergements
qui soient proposées à chacune des personnes et à chaque famille dont plus de
la moitié dans l'Essonne pour des séjours en hôtels dits de longs séjours. Quelques
familles ont accepté dans la majorité des autres cas elles ont préféré décliner
cette proposition"
, a-t-il expliqué sur France Info. En début d'après midi, elles attendaient sur le parvis des droits de l'Homme, devant la mairie.

 

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