Suicide d'un détenu : l'Etat condamné à verser 12 000 euros aux parents pour "défaut de surveillance" du centre pénitentiaire

Mickaël Silvestre, 28 ans, était emprisonné depuis plus de huit mois quand il s'est suicidé, le 31 décembre 2014, dans sa cellule, après avoir ingéré du Subutex qu'il s'était procuré en plus des médicaments psychotropes qui lui étaient prescrits.

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Un fourgon pénètre dans la maison d'arrêt d'Avignon-Le Pontet, le 23 mars 2003. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

L'Etat a été condamné, vendredi 16 avril, à verser 12 000 euros aux parents d'un détenu qui s'était suicidé en prison, le tribunal administratif de Nîmes mettant en avant "un défaut de surveillance et de vigilance" du centre pénitentiaire d'Avignon-Le Pontet. Mickaël Silvestre, 28 ans, était emprisonné depuis plus de huit mois quand il s'est suicidé, le 31 décembre 2014, dans sa cellule, après avoir ingéré du Subutex qu'il s'était procuré en plus des médicaments psychotropes qui lui étaient prescrits.

Le jeune homme avait été mis en examen pour vol à main armé et placé en détention provisoire, ce qu'il vivait très mal : il avait déjà formulé cinq demandes de remise en liberté. "L'administration pénitentiaire avait connaissance, dès son admission, de [ses] troubles psychiatriques graves (...) et du risque très élevé qu'il porte atteinte à son intégrité physique ou commette des actes suicidaires", rappelle le tribunal dans son jugement.

De plus, la prison "avait connaissance du trafic de médicaments et stupéfiants dans l'établissement, notamment de Subutex, par le système du yoyo" par les fenêtres des cellules, et elle n'a pas montré avoir "mis en place des mesures de surveillance ou de prévention" pour éviter qu'il ait "accès à une substance particulièrement contre-indiquée dans son cas".

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