Prisons : le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti annonce une augmentation du budget pénitentiaire

Les détails seront communiqués prochainement, a précisé le garde des Sceaux, tout en promettant des recrutements à venir.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti lors d\'une visite de la maison centrale de Clairvaux, mardi 22 septembre 2020 à Ville-sous-la-Ferté (Aube).
Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti lors d'une visite de la maison centrale de Clairvaux, mardi 22 septembre 2020 à Ville-sous-la-Ferté (Aube). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Le gouvernement prévoit une "augmentation du budget de l'administration pénitentiaire", a promis Eric Dupond-Moretti à l'occasion d'une visite à la maison centrale de Clairvaux (Aube), mardi 22 septembre. Le ministre de la Justice a également annoncé "une politique active de recrutement" lors de cette visite, où il rendait hommage à trois agents de l'administration pénitentiaire morts en exercice en 1971 et 1992.

Le garde des Sceaux a aussi voulu "rendre hommage aux victimes par ricochets", citant les "familles, proches, amis" des agents pénitentiaires. Dans ce cadre, il a annoncé "un accompagnement plus large des familles et des orphelins" par "un suivi personnalisé et des aides financières", dès le mois de novembre. "Il faut suivre ces enfants pour les aider à devenir des adultes fiers du métier de leurs parents", a-t-il soutenu.

Des brouilleurs dans 40 prisons supplémentaires

Soulignant le "souci constant de renforcer la sécurité" des agents pénitentiaires, Eric Dupond-Moretti a également annoncé une "installation plus large" des brouilleurs de portables à l'intérieur des prisons. Au total, "40 établissements supplémentaires" en seront dotés dans les semaines et mois qui viennent, a-t-il assuré.

En marge de son discours officiel, tenu dans la cour d'honneur de la Centrale de Clairvaux, Eric Dupond-Moretti a également "félicité les agents d'avoir tenu" pendant la crise sanitaire. "Il n'y a pas eu de mutinerie", a-t-il ajouté. "Vous êtes essentiels dans nos sociétés", a-t-il conclu. "Il serait temps que nos concitoyens le mesurent."