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Essonne : les surveillants de prison de Fleury-Mérogis promettent de nouvelles actions

Réunis par l'intersyndicale locale, les surveillants ont décidé en assemblée générale de poursuivre leur mouvement.

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France Télévisions
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L'entrée de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), le 7 avril 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Les surveillants de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis ont décidé, mercredi 12 avril, de maintenir la pression sur l'administration pénitentiaire. Réunis par l'intersyndicale locale (Ufap-Unsa Justice, CGT Pénitentiaire, FO Pénitentiaire), ils ont décidé en assemblée générale "d'aller jusqu'au bout" et de poursuivre leur mouvement, a déclaré à l'AFP Thibault Capelle, du syndicat FO Pénitentiaire (minoritaire). Lundi, 350 d'entre eux avaient bloqué l'accès à la prison.

"Des petites actions toute la semaine"

Les surveillants ont annoncé de nouvelles actions pour protester contre l'agression de six gardiens dans la plus grande prison d'Europe. "Il y aura des petites actions toute la semaine prochaine, comme des distributions de tracts par exemple, mais pas de nouveau blocage", a expliqué Thibault Capelle.

Les surveillants veulent une nouvelle rencontre avec la direction de l'administration pénitentiaire, qui est venue entamer des négociations mardi. Sans rendez-vous d'ici 10 heures, vendredi 21 avril, ils menacent d'aggraver leur mouvement. Même avertissement si les négociations débouchent sur une impasse. "Si la réponse finale n'est pas satisfaisante, nous reprendrons un mouvement de grande ampleur, a promis le représentant de FO Pénitentiaire. Dans ce cas de figure, le blocage de lundi passera pour un apéritif."

Les propositions de l'administration pénitentiaire jugées "insuffisantes"

Les surveillants réclament toujours un désengorgement de Fleury-Mérogis et des effectifs supplémentaires, dans une prison remplie à 160% de sa capacité et où presque 150 postes de fonctionnaires sont vacants. Ils demandent aussi l'abrogation de la législation qui les oblige à justifier les fouilles à nu de détenus et une fouille générale de la prison.

La direction de l'administration pénitentiaire s'est engagée mardi à transférer 350 détenus de la région Ile-de-France vers des établissements d'autres régions. L'objectif : désencombrer les prisons franciliennes dont le taux de suroccupation avoisine pour certaines 200%. Elle a aussi promis de "renforcer" les fouilles sur le long terme à Fleury. Les syndicats ont jugé ces mesures "insuffisantes".

"Les collègues restent particulièrement sceptiques. ils veulent des précisions, notamment sur la question des effectifs", rapporte Thibault Cappelle. "La direction estime qu'une fouille générale serait inefficace et trop coûteuse, a-t-il ajouté. Mais on en a absolument besoin pour assainir la détention des armes de fortune fabriquées par les détenus et des téléphones portables, afin de repartir sur de bonnes bases."

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