Condé-sur-Sarthe : des failles dans la sécurité ?

Comment la compagne de Michaël Chiolo a-t-elle pu faire entrer un couteau en céramique dans la prison ? Les surveillants pénitentiaires dénoncent une législation qui ne permet pas d'assurer la sécurité lors des visites.

FRANCE 3

Condé-sur-Sarthe (Orne) est une prison moderne et ultra-sécurisée, sans surpopulation carcérale. Pourtant, mardi 5 mars l'établissement a été le théâtre d'une attaque terroriste. En cause : la fouille des visiteurs. La compagne de Michaël Chiolo aurait fait entrer une arme alors qu'elle lui rendait visite. Un couteau en céramique dont la lame ne déclenche par les détecteurs de métaux. Elle s'est présentée à la prison vêtue d'un voile intégral. "Quand vous avez une femme qui arrive avec des vêtements très amples, elle se soumet au détecteur de masse métallique. Mais sous les vêtements on cache plein de choses et il y a des cavités naturelles aussi où on ne peut rien faire. Aujourd'hui on a les moyens techniques, il suffit juste d'avoir le droit de le faire", estime Emmanuel Guimaraes, délégué national FO pénitentiaire.

Une fouille systématique des visiteurs

Pour l'instant la loi est claire : si le portique sonne au passage d'un visiteur, la personne doit enlever ses objets métalliques. Si le détecteur continue à sonner, le surveillant peut proposer une fouille que le visiteur est en droit de refuser, ce qui lui interdit l'accès à la prison. Aujourd'hui, les surveillants réclament des fouilles systématiques des visiteurs, ils demandent à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de changer le système.

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(JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)