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Deux fois plus de Roms expulsés de leurs camps en 2013

Au total, près de 20 000 personnes ont été déplacées en France, selon un rapport de la Ligue des droits de l'homme et l'European Roma Rights Center.

 

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France Télévisions
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Des Roms évacués d'un camp sur les berges du Var, à Nice (Alpes-Maritimes), le 27 novembre 2013. (MAXPPP)

Le gouvernement français a procédé en 2013 à un nombre record d'évacuations de campements roms, avec près de 20 000 personnes déplacées, selon un rapport présenté mardi 14 janvier par la Ligue des droits de l'homme (LDH) et l'European Roma Rights Center (ERRC). C'est deux fois plus qu'en 2012.

Moins de 17 000 Roms, principalement originaires de Roumanie ou de Bulgarie, vivent dans des campements illicites, selon des statistiques officielles. Le nombre d'expulsions est supérieur car certaines personnes ont été déplacées à plusieurs reprises au cours de l'année. Ainsi, en 2013, les autorités ont démantelé 165 campements sur les 400 recensés en France, évacuant 19 380 personnes contre 9 404 en 2012 et 8 455 en 2011.

Une "politique de rejet" qui "empire" sous la gauche

"Ces évacuations forcées sont l'expression d'une politique de rejet" des Roms, qui a "empiré" sous la gauche, déplorent les auteurs du rapport. "Les autorités ne souhaitent qu'une seule chose : leur retour dans leur pays d'origine." Mais, soulignent-ils, cette politique est "injustifiable, coûteuse et inutile puisque (…) les Roms vivent toujours en France dans un bidonville qu'ils ont reconstruit un peu plus loin".

Alors que les évacuations ralentissaient d'ordinaire à l'approche de la période hivernale, elles se sont maintenues au dernier trimestre 2013 avec 5 408 personnes évacuées, selon ce décompte réalisé en recoupant les témoignages d'associations et les articles de presse.

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